Comment Nathalie et moi avons échoué dans l’éducation de nos enfants…

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Nathalie et moi n’avons rien vu. Il faut dire qu’ils se planquaient pour faire leurs conneries nos deux gosses.

Et puis, leur enfance et leur adolescence se sont déroulés durant toutes ces années ou on nous répétait que le dialogue devait remplacer l’autorité, que la sanction était néfaste, que l’école devait s’adapter aux désirs de chaque élève.

Personne ne mesurait les conséquences terribles de cette boulimie de laissez aller. Et puis, dès que nos enfants franchissaient la porte de la maison, la société jouait contre nous, elle sapait les valeurs que nous tentions d’inculquer, elle élevait la consommation de biens en art de vivre, elle éduquait à 80% par défaut à la sous culture américaine, une culture de la violence, des meurtres à la pelle, des viols, des actes de barbarie, une culture qui leur a mis dans le crane que la fin justifie les moyens, et qu’on doit achever le blessé, finir l’homme à terre, à plusieurs de préférence.

Oui, on a échoué à mettre un cœur humain dans le corps de nos enfants…

8 réflexions au sujet de « Comment Nathalie et moi avons échoué dans l’éducation de nos enfants… »

  1. Cher Père en colère. Votre blog me fait du bien.

    Moi, je le vois bien que mes enfants tournent mal. On habite à Plan de Cuques, près de Marseille. Cette ville est un tourbillon. La violence, les cités, le vol facile… comment résister ?

    Leur père a abandonné après une confrontation avec le plus grand qui malgré ses 16 ans mesure près d’1m90. Il y a une cassure entre eux et leur père. L’autorité est en jeu.

    C’est essentiel l’autorité. Moi, je suis une mère, alors je suis plus douce, je les aime. Je crois que cet amour, sans raison, sans borne, sans limites, et impossible à briser, maintient le lien avec leur famille. Alors ils font des bêtises… mais il y a 50 ans, ces bêtises étaient considérées comme très très graves. Aujourd’hui, on leur passe tout.

  2. Vous confondez tellement l’autorité et l’ordre que c’en est risible !
    L’autorité est conférée d’une personne à l’autre. C’est une acceptation.

    Vos jérémiades sur la société toute coupable n’est qu’un moyen de vous trouver de sinistres et pitoyables excuses. Vous avez raté l’éducation de vos enfants.

    Car on éduque quelque soitle contexte et les évolutions de la société. Il a 100 ans, l’enjeux était la connaissance et la culture. On faisait avec. Aujourd’hui, l’enjeu est de donner une boussole forte pour résister à une société hyper-ouverte. On fait avec. Car cette société hyper-ouvert, apporte énormément, même si elle boulverse.

    Alors pose ton Kleenex, lève-toi, et ferme-la, bouge-toi, mais cesse de chercher des excuses de collégien attardé.

  3. a vous lire j’ai l’impression que vous avez abandonner vos gosses, baisser les bras et rejeter vos erreurs sur la société ! j’élève mes enfants dans le respect des valeurs et je peut vous dire que la société ne joue pas contre nous car j’ai tjs été présente, attentive, j’ai sévit privée, j’ai aussi dialoguer, aimer , rit avec eux ! aujourd’hui ils ont 20 ans 18 ans et 8 ans ce sont des jeunes adultes et un petit garçon bien dans leurs baskets qui savent que tout dans la vie n’est pas gratuit mais ce mérite , que la consommation que l’on te vent ne sert à rien , qu’il faut avoir du coeur et des racines solides, une famille ! aller dire que la violence ambiante, le rap etc fait que vos enfants tournent mal ne veut rien dire ! si on a pris la peine , mais vraiment la peine, de les guider alors ils suivent notre chemin ! ce n’est pas la société qui a fait de vos enfants se qu’ils sont mais bien vous ! peut on parler d’échec ? je ne croit pas , je croit juste à vous lire que vous avez préféré être « un copain » plutôt qu’un père ! il n’est pas trop tard …. peut être !

    • Cher Patou,
      Bravo pour vous et tant mieux si vous avez réussi à éduquer vos enfants. non nous ne les avons pas abandonnéS. Nous avons tenté de leur donner des valeurs. Mais notre ville a dérivé. La violence a gagné la partie. Et dès qu’un enfant sort de chez lui, on sape nos efforts éducatifs, on les poussé à acheter, ils jouent à des jeux vidéo chez leurs copains, et surtout, entre racket et vols, ils s’endurcissent. Les stars, c’est l’argent facile; Je n’ai jamais été leur copain. Mais ils nous ont caché leur vices croissant. Alors oui, il faut se battre mais quelque chose me dit que c’était plus facile il y a 40 ou 50 ans, quand la morale était une constante « partout », sur tout le territoire.

      • Je suis une jeune fille, j’ai grandi et je vis toujours dans un « quartier », j’ai fréquenté une école publique et cotoyé des personnes que je juge aujourd’hui peu recommandables. Je n’ai jamais été « fliquée » par ma mère, une mère célibataire avec deux enfants à charge. Une mère qui m’a accompagnée plutot que me diriger.
        Pourtant je crois être une personne pleine de valeurs, une personne droite et honnête.
        J’ai eu des mauvaises fréquentation mais on ne m’a jamais influencée. Bien sur, j’aurais pu être tentée et voler, me droguer, … mais je n’ai jamais rien fait d’illégal. Je sais dire non et je crois qu’à partir d’un certain âge on est tout de même capable de choisir soi-même du moment ou dire non.
        Je ne me sens pas non plus influencée par la société, vraiment. J’estime que la société n’est pas un fléau pour l »éducation et qu’elle n’influe pas non plus sur les jeunes. Je crois surtout que ce sont les « adultes » qui ne savent plus s’y prendre. J’ai un petit frère encore à l’école primaire (un grand écart d’age nous sépare) et le manque flagrant de respect qu’ont les enfants pour leurs instituteurs me sidère. Cependant, mettre des croix à un enfant insolent ne lui apprendra pas les bonnes manières. Lui dire « au bout de trois croix tu seras puni. » ne lui apprendra pas qu’un acte d’irrespect doit etre immédiatement sanctionné. Les enfants passent presque plus de temps à l’école qu’avec leur parents et pourtant combien d’enseignants ai-je entendu dire que c’est au parent d’éduquer les enfants. Je leur répond que oui mais en partie. Ecole = éducation, faut-il le rappeller ? Ce n’est pas seulement l’éducation intellectuelle mais également celle de la vie en société, de la vie en contact avec autrui.
        Bref, mon propos doit paraitre un peu décousu et digressif au fur et à mesure de mon avancement et je m’en excuse. Cependant j’avais envie de pousser cette « mini-gueulante » à la lecture de votre blog et des commentaires.
        Je vous souhaite du courage et vous soutient que vous n’avez pas raté l’éducation de vos enfants ; ils ont simplement fait des choix par eux mêmes, peut-être de mauvais choix mais ce sont les erreurs qui font grandir l’homme.
        Bonne chance dans la vie et pour votre blog.

        • Merci Mademoiselle. Votre témoignage est touchant. Vous avez raison sur bien des points. Quand je dis que la société joue contre les parents, je n’enlève rien à leur responsabilité, j’accuse le poisson de pourrir par la tête; les élites ont abandonné les quartiers, l’école au niveau des « valeurs » comme celle du respect envers les profs par exemple. Les théories venus d’en haut ont fleuri en 30 ans instituant que l’école doit s’adapter à l’élève, supprimant peu à peu l’autorité du maître pour en faire animateur. Voilà mon propos qui n’ôte ni la responsabilité individuelle des parents nu celles des enfants ! Merci pour votre mot.

      • Bonjour,

        Moi aussi je suis jeune, du même âge que vos enfants, je suppose. Mais je ne comprends pas votre réaction. C’est vous qui avez raté l’éducation de vos enfants et pas la société. Ce n’est pas parce qu’on habite dans un quartier difficile que l’on finit forcément mal. Actuellement en école de commerce, j’ai dans ma classe un garçon vivant dans ce genre de quartier et je peux vous assurer qu’il est très bien élevé. Il est issue d’une famille très nombreuse avec des parents africains qui parlent à peine français. Ce n’est pas pour ça qu’il vole, deal, ou racket. Ses parents ont su l’éduquer, c’est tout.

        Alors arrêtez de pleurnicher et remettez vous en cause, certe il est trop tard, mais c’est votre faute, pas celle des autres.

        Cordialement,

        Mathilde

        • Merci Mathilde, votre réponse est une voie d’espoir. Mais combien s’en sortent et combien sombrent ?
          Je dis juste que les efforts à faire aujourd’hui sont mille fois supérieurs à ce qu’ils étaient il y a 40 ans quand l’ascenseur social fonctionnait mieux.

          Tout concoure à rendre plus difficile notre tâche de parents..

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