On a perdu des mots, on les a exilé…

J’ai croisé les enfants hier soir, deux enfants de 20 ans, qui ont confiance dans la médecine parce que ça les arrange, ça leur permet de continuer leurs petites affaires, de se masquer la souffrance de leur mère.

Pourquoi mes enfants sont-ils si ingrats ? Qu’a-t-on fait pour que les mots compassion, délicatesse, gentillesse, tendresse désertent de leur vocabulaire ?
Ces mots là, on ne les entend plus beaucoup. On ne les voit plus exister dans les faits. Mais qui les véhicule encore ? Si on regarde les choses en face, on comprend qu’en 30 ans, ils sont devenus ringards ces mots là, les drapeaux détestées de l’ancienne bourgeoisie, des mots de curées alors que le peuple et surtout ses élites avaient envie de cynisme, d’ironie, de rejet des normes, du droit de tout retourner, de rendre tout « relatif ». Ben ils ont gagné. Y’en a plus de règles communes. Du coup, on ne sait plus vivre ensemble, même dans la même famille.

Une réflexion au sujet de « On a perdu des mots, on les a exilé… »

  1. Je viens de lire quelques uns de vos posts avec tristesse et hébétude. Et compréhension puisque je vis au quotidien moi aussi une partie de ce calvaire. En froid depuis plus de un an, avec mon fils que je ne vois plus. En colère presque chaque jour avec ma fille qui a tendance à ma considérer comme une bonniche à domicile. Sans la moindre pitié, ni la moindre empathie. Des enfants ? Que nenni ! Ils ont respectivement 24 et 18 ans. Des gamins de cités à problèmes ? Tout faux, nous vivons dans une banlieue tranquille et verdoyante à coté de Marseille.
    Je les aime de tout mon coeur et de toute mon âme. Mais parfois il m’arrive de me demander si c’est réciproque tant leur mépris et leur haine se ressentent. Ah certes, nous savons que l’adolescence est un passage difficile pour tout le monde. Mais j’ai l’impression que ces crises de puberté qui ne duraient que deux trois ans lorsque j’étais moi même ado, s’éternisent.
    Doit-on devenir des parents autoritaristes et fliqueurs pour espérer tirer un minimum de reconnaissance de ces bougres là ?
    Doit-on courber l’échine et se résigner en attendant que leur maturité et leur parcours de vie, les ramène vers nous et leur fasse dire « Mon Dieu que je regrette » ?
    Doit-on culpabiliser tout le temps de l’éducation qu’on leur a donné ?
    Oui tant de questions qui restent à ce jour sans réponse et qui nous lancinent.
    Merci pour ce livre, que je viens tout juste de découvrir, que je ne manquerais pas de lire et qui sans doute, me fera sentir moins seule au milieu de l’univers des parents parfaits.

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